La pièce

Crédit photo. Hugo B. Lefort

Trois frères se retrouvent coincés sur le bord d’un chemin après que leur camion ait capoté, quelques heures avant le mariage du cadet. Les notions de temps et de distance leur échappent, mais les souvenirs ranimés au détour d’un lieu familier, le même où leur père est mort quinze ans auparavant, s’amusent à les hanter. L’attente des secours se transforme en période de confrontation, de défoulement, où les frères se vident de leurs secrets refoulés, mais où l’air se gonfle de mystère.

« … Le texte de Bouchard est une œuvre riche, troublante et foisonnante. Que ce soit dans la déclaration d’amour à son jeune frère ou dans les répliques savoureuses sur un peuple qui sait mettre des répliques sur le vide pour passer à côté de l’essentiel, Bouchard touche à plusieurs de nos cordes sensibles… Pour paraphraser le poète italien Giuseppe Ungaretti, Bouchard a su trouver dans le silence des hommes « une parole creusée dans la vie comme une abîme… » Luc Boulanger, VOIR, février 1998

D’abord créée à Montréal à l’hiver 1998 avec la Compagnie Jean Duceppe dans une mise en scène de Serge Denoncourt, puis à Québec en 1999 au Théâtre de la Bordée dirigée par Lorraine Côté, la pièce Le chemin des passes dangereuses connaît par la suite une vie s’étendant au-delà de nos frontières, et portée par plusieurs langues.

C’est vrai, en plus d’être montée des dizaines de fois dans sa version originale en France dans les pays de la francophonie, l’œuvre prend un accent anglais, espagnol, italien et allemand. Au fil des années, elle visite Dublin, Paris à plusieurs reprises, Milan, Bologne, Naples, Florence, Vancouver, Edmonton, Calgary, Mexico, Lima, Bruxelles, Zurich, Monchenslasbach, l’Uruguay, La Havane et tant d’autres villes du monde, toujours suivie par un succès critique et un engouement général la plaçant au rang des œuvres fortes.

« … Une des grandes pièces du répertoire national… Bouchard a tiré  une pièce stridente et plus grande que ses personnages, une tragédie dans laquelle s’abîme la psyché québécoise avec ses obsessions, ses contradictions et tourments et ses rituels pas toujours adroits d’appel à la parole… «  Jean Saint-Hilaire, LE SOLEIL, septembre 1999

« Portée par sa redoutable et surprenante construction, la pièce livre une réflexion profonde sur l’affirmation de soi face au monde, sur l’absolue solitude de l’être et sur la rencontre parfois difficile entre l’individuel et le collectif. »Journal L’Alsace/Le Pays, mars 2009

Pour en connaître plus sur le chemin des passes dangereuses, nous vous invitons à visiter le site officiel de l’auteur: http://www.michelmarcbouchard.com/pieces-39.html

Publicités